Tu sais que tu es autiste… ou neurotypique… quand tu fais ça !
Autistes et neurotypiques face au quotidien
Pour faire référence à l’un des livres que j’ai adoré lire : Les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus de John Gray, je dirais bien que
Les autistes viennent de Mars, et les neurotypiques de la machine à café.
Un miroir drôle entre deux façons de voir le monde
Explorons avec humour les différences entre le fonctionnement autistique et le fonctionnement neurotypique. Que vous soyez vous-même autiste, neuroatypique, ou simplement curieux d’en apprendre plus, ce texte met en lumière ce que cela signifie, au quotidien, d’être neurodivergent… ou pas.
Tu sais que tu es autiste quand tu…
- … tu as besoin de répéter mentalement la même phrase avant de la dire à voix haute.
- … tu poses une question sincère, et on croit que tu remets quelqu’un en question.
- … tu mets trois jours à te remettre d’un imprévu de dix minutes.
- … tu es capable de te passionner pour un sujet obscur pendant des années — et tu ne comprends pas pourquoi ça n’intéresse pas les autres.
- … tu analyses une conversation après coup pendant des heures, en mode replay avec sous-titres émotionnels.
- … tu es fatigué non pas par les gens eux-mêmes, mais par les règles sociales invisibles qui tournent en boucle.
- … tu préfères les relations profondes à long terme, et tu ne comprends pas les gens qui papillonnent d’un lien à l’autre.
- … tu vis une surcharge sensorielle parce que les lumières, les sons, les odeurs et les attentes arrivent tous en même temps.
- … tu t’en veux de « réagir trop fort », alors qu’en réalité tu ressens juste très fort.
- … tu dois t’expliquer sur ton comportement, même quand tu n’as rien fait de mal.
- … tu vois une incohérence dans ce que dit quelqu’un, et tu ne peux pas ne pas le souligner.
- … tu as appris à « jouer le jeu », mais au fond, tu n’en comprends toujours pas les règles.
- … tu ressens une connexion sincère avec des animaux ou des objets, parfois plus qu’avec certains humains.
- … on te dit que tu es « dans ta bulle », alors que tu es simplement concentré sur quelque chose d’important pour toi.
- … tu t’auto-traduis intérieurement pour rendre ton discours plus socialement acceptable.
Tu sais que tu es neurotypique quand tu…
- … tu demandes aux gens si « ça va » alors que tu t’en fiches complètement.
- … tu ressens un besoin d’appartenir au groupe, même si ça signifie te nier un peu toi-même.
- … tu préfères quelqu’un qui « fait semblant avec le sourire » à quelqu’un qui dit la vérité avec franchise.
- … tu dis « on improvisera » et tu trouves ça exaltant, alors que l’autiste en face panique déjà.
- … tu penses qu’une personne qui ne te regarde pas dans les yeux est froide ou malpolie.
- … tu considères que « tout le monde se sent comme ça » — parce que tu n’imagines pas que d’autres vivent le monde autrement.
- … tu t’étonnes que quelqu’un soit épuisé après un repas de famille, alors que pour toi, c’était juste sympa.
- … tu évites les conflits, mais tu fais des sous-entendus que l’autre doit deviner.
- … tu juges quelqu’un « trop rigide » parce qu’il a besoin de prévisibilité pour ne pas exploser.
- … tu préfères un compliment flou à une remarque précise — parce que l’émotion compte plus que la précision.
- … tu ne comprends pas pourquoi une personne autiste corrige un détail dans ta phrase, alors que pour elle, c’est une forme de respect.
- … tu te fies plus à l’apparence émotionnelle qu’au fond du message.
- … tu parles pour « meubler » le silence, alors que l’autre personne en avait justement besoin pour se recentrer.
- … tu te dis qu’il faut « s’adapter », sans toujours voir que l’autre s’adapte déjà en permanence pour toi.
Deux réalités, une humanité commune
Ces deux listes ne visent pas à caricaturer, mais à mettre en lumière la richesse et la diversité des fonctionnements neurologiques.
L’objectif est de rire un peu, de réfléchir beaucoup, et surtout de se reconnaître ou de mieux comprendre l’autre. Parce que le monde est plus harmonieux quand on accepte qu’il n’y a pas qu’une seule bonne manière d’être humain.