Tu sais que tu es autiste quand tu…
Continuons la série d’évidences pas toujours évidentes pour qui ne les vit pas !
Tu sais que tu es autiste quand tu…
… entends un néon grésiller que personne d’autre ne remarque — et que ça te donne envie de fuir la pièce.- … passes trois heures à choisir un t-shirt parce que le tissu gratouille un peu trop.
- … demandes à quelqu’un ce qu’il veut dire exactement par à peu près, parce que les zones floues, c’est l’enfer.
- … préfères ranger tes émotions comme un fichier Excel, sauf qu’elles font souvent buguer ton disque dur.
- … fais une crise existentielle en pleine rue parce que la sirène des pompiers t’a vrillé l’âme.
- … as besoin de prévoir un imprévu, sinon ton cerveau refuse de collaborer.
- … analyses les micro-expressions faciales des gens comme si tu étais en mission secrète du FBI.
- … te poses la question : « Est-ce que tout le monde pense autant ? Ou c’est juste moi ? »
- … t’épuises à jouer un rôle social, et que tu as besoin de deux jours seul·e pour t’en remettre.
- … apprends à lire les émotions humaines comme on apprend une langue étrangère.
- … ne sais pas si tu es triste ou fatigué·e ou les deux — mais en tout cas tu as besoin de t’allonger sous une couverture lourde ou carrément lestée.
- … dis un truc sincère, et on te répond : « Tu pourrais être un peu plus diplomate ? »
- … regardes une scène dans un film et que tu pleures pour une raison que personne ne comprend (sauf toi).
- … préfères parfois les objets aux gens, parce qu’ils sont plus constants, plus logiques, plus fiables.
- … trouves ton bonheur dans les détails invisibles du quotidien, comme l’odeur d’un vieux livre, un petit oiseau qui se pose devant toi ou la vibration d’une tasse bien équilibrée dans ta main.
- … expliques un sujet pendant 45 minutes et qu’on te dit : « Mais pourquoi tu me parles de ça ? »
- … as besoin de rituels pour te sentir stable, même si c’est juste toujours ranger ta cuillère à gauche.
- … redoutes les phrases comme : « On verra », « Tu n’as qu’à t’adapter », ou encore : « Fais comme tu le sens ! »
- … entends : « Mais tu n’as pas l’air autiste ! » … et tu réponds (intérieurement) : « Et toi, tu n’as pas l’air ignorant, pourtant… »